Bonjour à tous,
L' époque est à la course à la modernité, au dialogue inter-planétaire, alors voulant redonner une image actuelle à la monarchie il était hors de question que je me passe du "blog" et des "bloggers".
Comme cela est écrit dans le bas de cette page, votre humble serviteur est monarchiste, royaliste pour être précis. Je prends tout de suite les devants pour les esprits querelleurs, il est inutile de chercher à m'assimiler à un fasciste, nazi ou quoique ce soit d'autre, tout parallèle de ce genre ne résistant pas à l'analyse des faits historiques et des concepts politiques.
Comme cela est également écrit, je suis républicain, car en effet j'estime que seul doit compter dans l'action politique la recherche du bien commun, de l'intérêt général; et contraitrement à ce que l'on pourrait penser, la monarchie (royaliste) peut tout à fait intégrer cette dimension : indépendante de toute idéologie, au-dessus de toute composante partisane, elle a le recul nécesssaire pour décider.
Enfin, cette monarchie (royaliste) est économiquement libérale : à l'heure de la mondialisation il me paraît bien dangereux, vain et rétrograde de vouloir continuer de fonctionner sur un mode protectionniste et interventionniste. Il est bien loin le temps où la France donnait le ton en matière de politique ou d'économie et si 90% de la planète fonctionne sur un mode libéral (notamment les états les plus puissants et les plus dynamiques), je ne vois pas très bien comment la France peut y échapper ? Le rejet absolu du libéralisme est d'autant plus inefficace qu'il nous interdit toute légitimité dans l'action pour essayer de trouver un moyen terme avec le libéralisme d'inspiration anglo-saxonne et lui laisse donc une voie toute à fait libre.
D'une façon plus générale je souhaite participer au débat public en essayant de faire valoir des points de vue différents de ceux généralement exprimés, tant il paraît évident aujourd'hui que plus que les personnes c'est tout le système politique et économique français qu'il faut revoir.
Bonne lecture à tous et n'hésitez pas à intervenir !!!
Les plus fins lettrés reconnaîtront dans ce nom l'univers romanesque d'Alexandre Dumas, et plus particulièrement celui qui a donné son nom au troisième volet des aventures des mousquetaires : "le vicomte de Bragelonne". Le choix de ce nom s'est vite imposé à moi compte tenu de l'objet de ce blog, qui est de donner un point de vue inspiré de la monarchie (royaliste) à l'actualité économique et politique du pays.
Dans le vicomte de Bragelonne, Alexandre Dumas a imaginé une rencontre entre Louis XIV et Athos, père du vicomte. A l'occasion de cette rencontre, le mousquetaire livre sa conception de ce que doit être un vrai roi et des vertus qui doivent être les siennes. Autant de chose qu'il est difficile de trouver aujourd'hui chez nos hommes politiques : grandeur, noblesse, sacrifice, volonté. J'ai donc placé ci-joint cet extrait afin que chacun puisse en profiter et s'en inspirer :
" Oh ! vous m’écouterez, Sire. Je suis vieux, et je tiens à tout ce qu’il y a de vraiment grand et de vraiment fort dans le royaume. Je suis un gentilhomme qui a versé son sang pour votre père et pour vous, sans jamais avoir rien demandé ni à vous ni à votre père. Je n’ai fait de tort à personne en ce monde, et j’ai obligé des rois ! Vous m’écouterez ! Je viens vous demander compte de l’honneur d’un de vos serviteurs que vous avez abusé par un mensonge ou trahi par une faiblesse. Je sais que ces mots irritent Votre Majesté ; mais les faits nous tuent, nous autres ; je sais que vous cherchez quel châtiment vous ferez subir à ma franchise ; mais je sais, moi, quel châtiment je demanderai à Dieu de vous infliger, quand je lui raconterai votre parjure et le malheur de mon fils.
Le roi se promenait à grands pas, la main sur la poitrine, la tête roidie, l’oeil flamboyant.
- Monsieur, s’écria-t-il tout à coup, si j’étais pour vous le roi, vous seriez déjà puni ; mais je ne suis qu’un homme, et j’ai le droit d’aimer sur la terre ceux qui m’aiment, bonheur si rare !
- Vous n’avez pas plus ce droit comme homme que comme roi ; ou, si vous vouliez le prendre loyalement, il fallait prévenir M. de Bragelonne au lieu de l’exiler.
- Je crois que je discute, en vérité ! interrompit Louis XIV avec cette majesté que lui seul savait trouver à un point si remarquable dans le regard et dans la voix.
- J’espérais que vous me répondriez, dit le comte.
- Vous saurez tantôt ma réponse, monsieur.
- Vous savez ma pensée, répliqua M. de La Fère.
- Vous avez oublié que vous parliez au roi, monsieur ; c’est un crime !
- Vous avez oublié que vous brisiez la vie de deux hommes ; c’est un péché mortel, Sire !
- Sortez, maintenant !
- Pas avant de vous avoir dit : Fils de Louis XIII, vous commencez mal votre règne, car vous le commencez par le rapt et la déloyauté ! Ma race et moi, nous sommes dégagés envers vous de toute cette affection et de tout ce respect que j’avais fait jurer à mon fils dans les caveaux de Saint-Denis, en présence des restes de vos nobles aïeux. Vous êtes devenu notre ennemi, Sire, et nous n’avons plus affaire désormais qu’à Dieu, notre seul maître. Prenez-y garde !
- Vous menacez ?
- Oh ! non, dit tristement Athos, et je n’ai pas plus de bravade que de peur dans l’âme. Dieu, dont je vous parle, Sire, m’entend parler ; il sait que, pour l’intégrité, pour l’honneur de votre couronne, je verserais encore à présent tout ce que m’ont laissé de sang vingt années de guerre civile et étrangère. Je puis donc vous assurer que je ne menace pas le roi plus que je ne menace l’homme ; mais je vous dis, à vous : Vous perdez deux serviteurs pour avoir tué la foi dans le coeur du père et l’amour dans le coeur du fils. L’un ne croit plus à la parole royale, l’autre ne croit plus à la loyauté des hommes, ni à la pureté des femmes. L’un est mort au respect et l’autre à l’obéissance. Adieu !
Cela dit, Athos brisa son épée sur son genou, en déposa lentement les deux morceaux sur le parquet, et, saluant le roi, qui étouffait de rage et de honte, il sortit du cabinet. "
Ce matin j'ai eu le grand privilège, comme de nombreux Français, d'entendre à la radio le secrétaire général des Jeunes Communistes. Que dire ? Il était venu pour faire sauter les clichés sur le communisme, j'ai quand même l'impression qu'il en a confirmé certains. Il s'en est pris aux medias qui déformeraient la réalité du paysage communiste (c'est ce côté "Elckabach taisez-vous" qui nous revient), sans bien sûr remarquer qu'il était invité dans le cadre d'une semaine consacrée aux mouvements de jeunes des grands partis politiques, et qu'en l'occurence on ne peut plus dire que les communistes représentent une force qui compte. Il aurait du d'abord dire merci d'être là et d'avoir sûrement pris la place du responsable des jeunes du FN, un parti qui a récupéré un bon nombre des électeurs du PCF. Sur le fond des idées développées ce matin, on reste toujours sur la même ligne prônant l'égalitarisme forcené par force dénonciation de l'argent, du capitalisme, des riches qui exploitent les pauvres, etc, etc. La même réthorique périmée et finalement condamnée par l'Histoire, le Communisme idéologie mortifère n'existant plus que dans quelques dictatures et en France. Comment peut-on vouloir aller contre le capitalisme et le libre-échange qui sont les modes de fonctionnement les plus naturels et qui garantissent le mieux les libertés individuelles. Le capitalisme est le moteur de toute économie développée ou qui entend se développer : personne ne travaille pour travailler, les gens travaillent pour participer au mouvement de développement de la société par leur consommation : ils veulent un toit, ils veulent lancer les bases d'une constitution patrimoniale pour leurs descendants, ils veulent aller de l'avant et améliorer leur place dans ce Monde. Et que nous propose le Communisme : un éternel statu quo, un immobilisme absolu qui aurait une tendance paupériste affirmée car d'un côté les richesses ne seront plus valorisées (et d'ailleurs il n'y aura plus création de richesses) et d'un autre côté il y aura toujours plus de personnes demandant une part du gateau égale à celle des autres. Tout le monde aura droit à tout, un tout qui ne deviendra plus rien, mais tout le monde aura droit à sa même part de rien. On le voit déjà poindre aujourd'hui avec la politique fiscale qui détruit le patrimoine national et le patrimoine de chacun, les rémunérations gelées, les 35 heures qui tuent la compétitivité, etc, etc. Le travail est mal en point en France, les communistes proposent de lui donner le coup de grâce. Belle vision d'avenir.
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