Les évènements qui se sont déroulés la nuit passée en banlieue parisienne, où deux policiers ont été battus quasiment à mort , après être tombés dans une véritable embuscade préméditée, démontre bien que rien n'a été réglé après la crise de l'automne dernier et que tout peut recommencer d'un instant à l'autre. Surtout, cela démontre bien que, contrairement à ce que les "belles âmes" habituelles essaient de nous faire croire, la violence des cités ne peut s'expliquer seulement par des raisons sociales. Il y a des gens qui ne pratiquent la violence que pour la violence, qui refusent toute présence policière parce qu'elle dérange leurs trafics (drogues, armes, etc), qui ne cherchent même pas à s'intégrer à la nation française car cela n'est pas leur objectif. Leur objectif c'est de prospérer dans l'illégalité en entretenant le chaos là où ils vivent. Quelle différence y a-t-il entre les bruleurs de voiture de l'automne dernier, les bruleurs de voiture de la crise du CPE, les agresseurs de cette nuit ? Absolument aucune. C'est toujours la même minorité agissante qui discrédite l'ensemble des habitants des cités. Ce qui manque, c'est la volonté réelle d'aller les chercher et de les empêcher de nuire pour de bon, soit en les expulsant vers leur pays d'origine, soit en les condamnant à perpétuité comme ils le méritent. Qu'on arrête une bonne fois pour toute que brûler des voitures en novembre 2005 c'est bien et que cela ne l'est plus deux ou trois mois après. Toute expression par la violence au sein d'un Etat de droit est une attaque des racines de cet Etat et ce dernier doit alors faire tout ce qu'il peut pour sa protection. Nos politiques habitués des dîners en ville et autres plateaux de TV auront-ils un jour le courage de faire respecter la Loi Républicaine ?
Rien n'est moins sûr lorsque l'on voit ce qui se passe en Hongrie. Un chef de gouvernement a reconnu avoir menti à ses électeurs. On ne peut que blâmer pareille attitude, mais on ne peut que ne pas s'en étonner dans un système démocratique où seule la réelection constitue l'objectif majeur de tout élu, et non plus les électeurs. L' Election a dépassé les électeurs, le système a écrasé les Hommes et les a rendu fous. L' Humain n'est pas apte à gérer efficacement le système démocratique au-delà de deux ou trois cents citoyens : au-delà il n'est que magouille et tripatouillage, alliance et compromis, pour le résultat que nous connaissons tous aujourd'hui : des milliards engloutis chaque jour et une absence totale de résultats concrets.
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